Retour sur la sortie Giens, du 19 au 26 sept. 2026
À la découverte du club
Après plus de trente ans d’interruption,
j’ai rencontré les Dromies au forum des associations et repris la plongée en octobre 2025. Au terme d’une année d’entraînement dans les eaux polaires de la piscine, de plongées en fosse quasi abyssale et de cours théoriques, j’avais hâte de partager une sortie en mer avec le club et son fameux Merkalm : direction Giens, mi-septembre, pour une semaine entière !
Au rythme d’une sortie avec les Dromies
Je craignais un peu de rejoindre un groupe dont les membres se connaissent depuis longtemps. Mes inquiétudes ont vite disparu : l’accueil est chaleureux et l’ambiance, joyeuse. Quant à l’organisation, elle est à l’image du club : chacun met la main à la pâte, que ce soit pour préparer les repas ou aider aux manœuvres. Je comprends rapidement que les Dromies savent conjuguer autonomie et entraide.
À quelques centaines de mètres de notre villa, le petit Port Auguier abrite le Merkalm, notre semi-rigide désormais équipé d’un moteur Suzuki de 115 chevaux flambant neuf, et celui de de Michel et Maryse venu en renfort. De quoi embarquer nos onze plongeurs pour une belle semaine d’explorations !
À bord du Merkalm, même à huit plongeurs, je suis surpris de la facilité avec laquelle tout s’organise : les gestes sont précis et mesurés et chacun aide son voisin. Les plongées s’enchaînent dans des conditions souvent idéales, avec une eau à 26 °C en surface et une belle visibilité. Quand la mer est agitée, le Merkalm fait merveille en bondissant sur les vagues.
À l’Escampo Bariou, au cap des Mèdes, à la Gabinière ou encore à la pointe de Montrémian, les rencontres sont nombreuses : murènes, mérous, dentis, chapons, corbs et nudibranches se succèdent au fil des immersions. Une grande conque, une nacre bien vivante ou encore des poissons-perroquets viennent enrichir le spectacle. Sur le Cimentier, la surprise vient d’un apnéiste gracile qui s’échappe en souplesse par l’avant de l’épave.
Sous l’eau, la perception du temps se distord et cinquante minutes passent vite. Arrivés en surface, il reste encore à se hisser à bord de notre semi-rigide en agitant les pattes postérieures façon phoque…!
Privilège des plongées organisées en autonomie, Philippe, notre directeur de plongée, adapte les sorties à la météo et aux envies du groupe. Nous apprenons ainsi à composer avec les conditions de mer. Lorsque le vent se renforce, la prudence l’emporte sans entamer l’ambiance qui reste au beau fixe.
Le soir, les repas partagés prolongent les journées dans une atmosphère qui tient parfois de la colonie de vacances. Je découvre que les Dromies, plus crabes qu’éponges, n’ont besoin d’aucun artifice pour exprimer leur bonne humeur !
Je célèbre avec les Dromies l’obtention de mon niveau 2, rendu possible par les sorties organisées au printemps avec l’ASCEA de Saclay, notre partenaire d’alors. Le vent devant forcir le lendemain et nous priver de plongée, nous trinquons de bon cœur !
Le vent s’est levé le dernier jour ; nous en profitons pour faire sécher les combinaisons déjà rincées, tandis que le Merkalm passe sous l’eau douce. Le dernier dîner, accompagné d’un excellent vin local, vient clôturer cette belle semaine dans la bonne humeur.
Je repars avec de magnifiques souvenirs sous-marins, mais aussi la conviction d’avoir rejoint un club jovial où l’on plonge sérieusement. Une semaine de plongées magnifiques, de grand soleil, de partage et de rires : voilà qui donne envie de repartir !
Pierre L.










1 commentaire
Phil · 14 octobre 2026 à 15 h 32 min
Merci Pierre pour cet article fort plaisant à lire et à relire 😉 À très vite pour de nouvelles aventures subaquatiques !